Race, Identité, Féminisme

ENTRETIEN AVEC MELISSA MARIVAL

NEG est un magazine/revue dédié aux résistances intellectuelles, artistiques et postcoloniales des Antilles françaises. Bienvenue sur notre nouvelle Rubrique Entretiens qui donne la parole aux plus conscencieux et conscencieuses !

A la tête de Fanm Ka Chayé Ko, un podcast qui interroge la place des femmes cis et trans dans nos sociétés « post-coloniales » et « post-esclavagistes », Mélissa Marival est le premier portrait qui nous a inspiré pour sa transparence, son histoire et son engagement. Son dernier projet Sonjé se présente comme une bibliothèque informative sur les Femmes [figures historiques] des Antilles-Guyane. Notre entretien est l’ occasion d’apporter une réflexion nouvelle sur l’identité, la condition féminine, le féminisme décolonial et la liberté d’être.

Avant de débuter notre entrevue, peux-tu te présenter en quelques mots ?

M / Je suis Mélissa Marival, femme guadeloupéenne de 26 ans, très attachée à son île, ayant une relation complexe avec son identité et qui, je crois, s’en sort plutôt pas mal ! Je suis féministe décoloniale, indépendantiste et je milite pour l’amélioration des droits et des conditions de vies des femmes en Guadeloupe, et ce notamment au travers du projet Fanm ka chayé kò qui a pour but d’être un espace de discussions et de réflexions sur la position des femmes dans les anciennes sociétés insulaires esclavagistes françaises.

Je suis ravie de te recevoir sur NEG. Ce n’est pas la première fois que nous échangeons. Mélissa, j’ai tellement de questions ! Tu n’échappes pas à la question principale : Comment a débuté l’aventure Fanm Ka Chayé kò ?

M / Ce n’est, en effet, pas notre premier échange et je tiens à te remercier pour cette chance de pouvoir parler du podcast. C’est un projet qui me tient particulièrement à cœur et je suis heureuse d’être là avec toi pour en discuter. 

Fanm ka chayé kò ou du moins penser le projet comme outil de verbalisation pour les femmes victimes de violences physiques, psychologiques et sexuelles, me tenait à cœur depuis des années.  Je souhaitais trouver un espace qui me permettait d’extérioriser ce que je pensais, ce que je ressentais et tout ce dont j’avais envie de crier contre. J’étais une enfant et une adolescente très difficile, je ne me sentais pas bien ma peau : dans mon genre, dans mon identité et dans ma sexualité.

Malheureusement, je me sentais engourdie par tous les traumas que je portais. Il aura fallu attendre février 2019 pour le déclic. Je dois remercier pour ça ma cousine. Elle coanime le podcast Yesss un podcast de Warrior et j’ai témoigné dans leur épisode Warrior sur Internet pour raconté l’affaire des putries de la Guadeloupe, et j’ai surtout raconté comment je m’étais défendue contre cet abuseur anonyme.  Et pour la première fois, je m’entendais et comprenais ce que j’avais subi. 

À la suite de cet interview, je me suis prise d’une véritable volonté de faire, de créer quelque chose. J’aime écrire mais le format m’aurait semblé trop compliqué. Je me suis lancée sur le podcast en me disant que ce serait le médium le plus adéquat. Le projet s’est très vite concrétisé dans ma tête. J’ai commencé mes recherches, j’ai lu et j’ai écrit notamment le manifeste pour le podcast. À ce moment là, je vivais à Berlin dans le cadre d’un échange Érasmus. Lorsque j’ai pu finir et obtenir (enfin !) ma licence de droit, je suis rentrée en Guadeloupe pour travailler sur le podcast. J’avais beaucoup d’appréhension à commencer seule ; Solène, mon ancienne co-hôte, a été le boost dont j’ai eu besoin. Et j’ai pu lancer le premier épisode en décembre 2019, en compagnie de Solène. J’ai souhaité poursuivre seule mais je suis profondément heureuse de l’expérience que j’ai acquise en travaillant avec elle.

Dans le Manifeste de ton podcast, tu écris : « J’ai une voix. Elle est puissante et elle résonne. » Créer son propre podcast, est-ce une manière de se réapproprier l’espace, la parole, l’identité ?

M / Oui définitivement. J’aime à penser que Fanm ka chayé kò est un espace de réflexions pour les femmes des anciennes sociétés esclavagistes, qu’il est aussi le mien puisque je suis une femme guadeloupéenne. Ma voix, je pense que beaucoup l’entendaient sans la comprendre ou sans vouloir la comprendre. 

Je me suis sentie invisible très longtemps que ce soit pour des questions esthétiques (moqueries, « caniche », « métisse ratée », etc) ou des questions sociales, en tant que femme métisse guadeloupéenne. J’ai échoué à ce que l’on attendait de moi et pendant très longtemps toutes ces attentes ont accentué mon mal-être physique, psychologique et identitaire. 

Je mentirais si je disais que je me sens tout à fait en adéquation, aujourd’hui, avec qui je suis. C’est un processus long certes, cependant je suis heureuse d’assister à la création de ce que je deviens. Ma voix me fait du bien et n’est plus le simple relai de mes souffrances ou de mes angoisses. J’arrive à me dire que ce que je fais est un travail militant important. Je me suis réappropriée mon corps en l’écoutant et je me suis aussi réappropriée mon mental en le protégeant, et Fanm ka chayé kò y a définitivement contribué.

En parlant de l’identité… comment définis-tu l’identité ?

M / L’identité, toute la question de la deuxième saison du podcast, me parait toujours aussi complexe.  Je conçois l’identité comme un objet perpétuellement en mouvement, influencé par la culture, l’environnement, les injonctions sociales et nos propres émotions. C’est d’ailleurs, mon entretien avec Coralie au cours de l’épisode Coralie – Penser nos identités qui a été très instructif pour moi sur la notion d’identité sous le scope de la psychologie. Oui, l’identité est en mouvement. Un mouvement qui se développe et continue de s’agrandir pour inclure tout un panel d’individus, pour les connecter les uns avec les autres. Tôt ou tard, tu y trouveras ta place.  L’identité c’est ça, un lien, une place, un mouvement qui me connecte avec d’autres.

L’identité est un récipient qui se compose de plusieurs éléments dont nous devenons destinataires du contenu. Dans notre contexte particulier, d’anciennes colonies, esclavagistes de surcroit, notre identité est déterminée avant toute chose par notre race.

Le lien entre l’identité et le militantisme semble évident. Pour un créateur ou une créatrice antillais.e , est-ce que ce trouble identitaire favorise la création, finalement ? Quel rôle a joué l’identité dans la création de FKCK ?

M / Je crois que si je n’étais pas une femme guadeloupéenne, Fanm ka chayé kò ne serait pas. Toutes mes réflexions comme tout mon travail de recherche est centré sur le fait que je sois une femme, guadeloupéenne, métisse et qui a échoué à répondre aux critères raciales et sociales « attendus ».  Mon identité est l’une des causes, selon moi, des violences que je subis, parce que je suis une femme, guadeloupéenne et métisse. Et si la race n’était pas un tel facteur identitaire, peut-être que je me sentirais mieux. Pour le moment, elle l’est et joue un très grand rôle dans le choix de mes interviews et des thèmes : la sexualité, l’identité et bientôt le territoire.

“Quel sens, ta liberté devant la servitude des tiens ?” J’ai lu cette citation sur ton site, elle m’a inspiré. Qu’est ce que cela signifie pour toi? A mon sens, on ne peut parler d’identité sans parler de liberté, non ?

M / Il s’agit de ma citation préférée. Je crois l’avoir utilisé dans plusieurs de mes écrits. Ces mots me touchent profondément. Après tout, comment puis-je apprécier ma liberté lorsque les femmes qui m’entourent ne disposent pas de la leur ? Dans l’hypothèse où je me sentirais pleinement libre, ma liberté serait toujours limitée par l’absence de celle des autres. Je serais libre mais seule, névrosée de voir que ma liberté n’existe pas sans celle de mes compatriotEs.

Je crois connaitre le sentiment de l’aliénation, c’est l’antonyme de la liberté. C’est un sentiment que j’ai rencontré et qui continue quelque fois de me piquer lorsque je pense à qui je suis, mon identité. Tu as définitivement raison : on ne peut pas parler d’identité sans liberté. Parce que si l’identité n’est plus subjective, elle devient objective et donc socialement régulée. Qui peut prétendre à cocher toutes les cases dans ce cas ?

La notion d’identité revient souvent dans la S1 de ton podcast. L’épisode Que signifie la race en contexte antillais ? donne la parole à Stéphanie Mulot, sociologue et docteure en anthropologie sociale. Qu’est-ce qui ressort de cet échange concernant le rapport race / identité ?

M / L’intervention de Stéphanie Mulot a été un instant groupie plutôt intense *rire*. Nous avons discuté durant trois bonne heures, ce qui démontre d’autant plus la complexité de la dynamique race et identité. 

Il était intéressant de constater que l’identité est un récipient qui se compose de plusieurs éléments dont nous devenons destinataires du contenu. Dans notre contexte particulier, d’anciennes colonies, esclavagistes de surcroit, notre identité est déterminée avant toute chose par notre race. Jusqu’à récemment, la race pouvait être à elle seule « l’identité » d’un individu : tout ce qu’est l’individu était expliqué par sa race.  La race continue d’être un facteur identitaire, moins présent qu’auparavant mais toujours existant. Pour s’en séparer, il faut que nous en parlions et ça va être difficile…

La première fois que je t’ai lu, c’était lors de la publication de “ Les esprits, allégorie de nos traumatismes”, où tu faisais le lien entre les traumatismes transgénérationnels et la structure du mysticisme aux Antilles. Tu m’en dis plus ?

M / Cet article tente, ou du moins, a tenté de répondre à l’une des questions qui m’obsèdent depuis que je suis petite :  Comment avons-nous survécu la transition entre « esclave » et « être humain », dans une société où nous avons dû cohabiter avec nos anciens bourreaux ? 

Nous savons que les traumatismes se transmettent de générations en générations. Nous savons que les sociétés, les communautés, les familles et les individus ayant vécu collectivement ou individuellement des traumatismes développent des techniques leur permettant de survivre à ces dits traumatismes. Il était donc question de savoir quel pourrait être notre technique de survie, en tant que Guadeloupéen.ne (esclavagiste, esclave, travailleurs engagés…)

La possibilité qu’il y ait un lien intrinsèque entre traumatismes transgénérationnels et la structure du mysticisme aux Antilles, plus précisément en Guadeloupe, s’est présentée lorsque j’ai à nouveau eu une paralysie du sommeil. Je me suis rendue compte que mes cauchemars, paralysie du sommeil ou tout trouble nocturne que je pouvais avoir, été lié à la peur d’être touchée. J’avais peur de cette main d’homme qui me poursuivait depuis que j’étais petite pour littéralement « me mettre la main dessus ». Avec une psychologue, nous avons analysé tout cela et j’ai réalisé que cette main était la personnification de mon agresseur, mais ce que je trouvais encore plus pertinent est le fait que j’ai utilisé les esprits comme technique de protection. 

Le fait que la peur d’être touchée par cet homme ait été incarné par un esprit malin m’a été beaucoup plus facile à vivre ( je crois) que depuis que je sais ce que j’ai subi enfant. Je dormais mal, certes, mais je me rassurais en me disant que j’avais un don et que c’est la raison pour laquelle ces esprits pouvaient même me toucher la nuit (ma paralysie du sommeil était malheureusement pour moi tactile).  Parler des esprits, c’est matérialiser l’impensable. C’est ce dont j’avais besoin et je crois que c’est que nous avions besoin pour donner sens à notre existence dans une pareille société.

Tes travaux traitent aussi de la condition des Femmes en Guadeloupe. Dans le Manifeste, tu cites l’affaire Les putries de Guadeloupe . Pour rappel, c’est un scandale qui naît en septembre 2012 et qui a déchaîné la presse traditionnelle. Certains s’en rappellent peut-être.

Quel regard portes-tu sur la condition féminine guadeloupéenne ?

M / La dénomination Les putries de Guadeloupe est, selon moi, révélateur de ce qu’est être une femme ou du moins ce qu’elle est dans le regard de l’autre, le plus souvent l’autre étant un homme. Il faut par ailleurs rappeler que le scandale ne touchait que des adolescentes (des mineures) que des adultes (des majeur.es) n’ont pas voulu défendu. 

D’ailleurs, je ne décolère toujours pas de m’être vue sur le journal régional avec un flou de pacotilles qui, si les gens ne savaient pas que j’avais été l’une « des putries », m’ont reconnu à la télé. Je dis bravo à un journal qui se dit faire du journalisme en publiant des photos nues de mineures…sans leur consentement. 

De l’enfance à l’âge adulte, les femmes subissent continuellement des micros-agressions et des agressions qui touchent profondément à leur intégrité. On comprends alors qu’être femme c’est être le réceptacle des frustrations tant sexuelles, sociales et économiques de tout le monde.  Toutefois, les choses changent. Et nous devons nous remercier. Les femmes créent de plus en de plus d’espace de libre-parole. On déclame et réclame ce que nous souhaitons, crûment, sans jeu de mot, on va droit au but. Parce que la honte change de camps et je crois que c’est la première vraie étape ici, que la honte change finalement de camps.

Toutes les femmes subissent des violences morales, physiques et sexuelles mais là n’est pas la question. Critiquer ces violences sous un regard local, je dirais même décolonial en fonction de l’histoire et de la géographie de la Guadeloupe nous permettra d’une part, de comprendre les mécanismes de violences et d’autre part, de les détruire.

Comment résister justement à cette violence héritée et perpétuée envers le corps féminin et la sexualité féminine ? Comment rompre avec cet héritage ?

M / Je serais heureuse de pouvoir dire, aujourd’hui, que je connais les réponses à ces questions. Malheureusement, je ne les ai pas. Je suppose tout simplement que la décolonisation de nos corps commence par l’acceptation que notre corps nous appartient et c’est une affirmation compliquée à revendiquer.  Cependant, et encore une fois, on déclame et réclame ce que nous souhaitons.

Ces violences morales, physiques et sexuelles comme des violences spécifiques à notre île? Peut-on élargir cette condition féminine à une condition caribéenne?

M / Les violences que les femmes subissent sont les conséquences ou du moins la continuité des violences coloniales et esclavagistes sur le corps des femmes. Il me semble que nous pouvons parler d’une condition caribéenne au titre que c’est une violence soit généralisée dans ces anciennes colonies. 

Toutefois, ces violences me semblent être spécifiques à notre île dû à la politique coloniale, raciale et esclavagiste particulièrement qui conditionné la perception ainsi que l’accessibilité aux corps des femmes.  Je me rappelle d’une remarque faite par une femme blanche française qui ne comprenait pas que l’on parle de violences spécifiques à la Guadeloupe lorsque les femmes subissent toutes ce type de violences. Oui, toutes les femmes subissent des violences morales, physiques et sexuelles mais là n’est pas la question. Critiquer ces violences sous un regard local, je dirais même décolonial en fonction de l’histoire et de la géographie de la Guadeloupe nous permettra d’une part de comprendre les mécanismes de violences et d’autre part de les détruire.

Mélissa, tu écris dans le Manifeste :  » La sororité en Guadeloupe est multiple et se différencie spécifiquement par catégories raciales.  » Tu m’expliques ?

M / La sororité guadeloupéenne doit être intersectionnelle. Je ne peux pas prétendre à ce que toutes les femmes guadeloupéennes vivent et subissent les violences tel que je les vis. La race n’est pas simplement un facteur identitaire. L ‘accessibilité du corps des femmes est, selon moi, régie par ce que la race autorise à l’autre de faire ou de ne pas faire.  Il me parait alors impossible d’ouvrir un débat sans prendre en compte la race qui demeure à ce jour facteur dominant sur la vie d’une femme.

D’ailleurs, Françoise Vergès, politologue militante, aborde l’idée d’un féminisme décolonial qu’elle définit comme un féminisme « qui prend en compte tous les niveaux et tous les éléments d’une oppression… » – à l’inverse d’un féminisme civilisationnel (qui reprend la structure coloniale). Tu rejoins cette idée ?

M / Françoise Vergès a été très influente également dans mes recherches et m’a permise de trouver « un juste milieu » dans mon militantisme. Selon moi, le féminisme décolonial est l’angle aveugle des féministes blanches/civilisationnelles mais également des afro-féministes car les oppressions et violences que nous subissons n’existent pas en France ou que celles qui les subissent ne sont pas toutes noires. 

Le concept de féminisme décolonial tend à être un parapluie qui prend en compte les spécificités ethnoraciales de notre société tout en pointant du doigt les politiques coloniales toujours présentes sur l’île. Nous sommes devenus des départements mais nous dépendons toujours de la même métropole et les individus qui déteignent les pouvoirs économiques sont toujours les mêmes. Il faut pouvoir adresser et détruire ces institutions et selon moi le féminisme décolonial est apte à le faire.

Quelles sont les forces et les limites du féminisme intersectionnel, selon toi ?

M / C’est une très bonne question. Je dirais que la force du féminisme intersectionnel réside en ce que chaque femme puisse voir en l’autre, une alliée.

Fanm Ka Chayé ko devrait être l’une des références de ces futures générations.. que prévois tu pour la suite ?

M / Je ne sais pas si Fanm ka chayé kò le sera mais je l’espère vraiment. Je souhaiterais surtout que Fanm ka chayé kò soit plus qu’un podcast, qu’il devienne un bureau de recherches qui penserait la décolonisation et serait un acteur actif dans la construction de nouvelles sociétés.
Amener la réflexion vers nos structures académiques et politiques pour moi serait incroyable. J’y travaille, à voir ce que l’avenir me consacre.

Et si tu devais écrire une lettre ouverte à la Femme qui cherche à se décoloniser dans une société post-esclavagiste… ?

À toi, Femme,

Un jour, je serai vieille. Oui, je vois mes mains caleuses, fatiguées d’avoir lever le poing en l’air en réclamant respect et justice pour mon corps, mes droits et ma condition de femme. Je passerai mes doigts dans mes cheveux gris, peut-être blancs, en pensant à toi, relève d’une autre génération. Tu m’auras laissé te dire du haut de mon bel âge que tu marches dans les pas de milliers de femmes avant toi, que la tâche n’est pas facile mais que tu y arriveras. 

Un jour, tu seras prête, comme je l’ai été auparavant. Tes mains réclameront ce que tu désires, ce que nous n’avons pu vous apporter alors. Tu passeras tes doigts dans tes cheveux, en pensant à celles qui sont à tes côtés. Tu te diras comme toi, ces milliers de femmes se sont défendues, se sont épaulées ou se sont retirées, sûres que la lutte continuerait et heureuse d’y avoir pu participer. Oui, ce n’est pas une tâche facile mais tu y arriveras parce qu’il s’agit de ta vie, de ton corps et de ton esprit. Je sais, la décolonisation de la femme est un grand mot, inventaire même qui ne se finit jamais. Pose alors ton regard celle qui te ressemble.

Et tu verras, tu y arriveras.


Je te remercie Mélissa pour tes mots ! Merci d’être l’une des voix de ces personnes qui, dans l’ombre, continuent de résister, d’être et de lutter pour une société juste. N’oublions pas que le projet « Sonjé » vient tout juste d’être publié et qu’il mérite une attention particulière. Il nous faut contribuer à ce travail de Mémoire, et transmettre notre héritage intellectuel !

Suivre Fanm ka chayé ko